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Commissaire-priseur - Commissaire-priseuse
En quoi consiste ce métier ? VERSION IMPRIMABLE

Le commissaire-priseur met en vente des objets d’art, des antiquités ou des articles provenant de successions ou de saisies chez des particuliers ou des entreprises. Il existe deux statuts de commissaires-priseurs selon qu’ils s’occupent de ventes volontaires ou judiciaires.
Le commissaire-priseur en charge des ventes volontaires d’objets ou de meubles appartenant à des particuliers, travaille au sein de sociétés commerciales agréées par le Conseil des ventes. Bien qu’exerçant dans une société commerciale, il ne pratique pas le commerce. Il revend pour le compte d’un client : c’est un acte civil.
Le commissaire-priseur qui procède aux ventes judiciaires est un officier ministériel nommé par le garde des Sceaux. Dans ce cas, les objets vendus sont des objets saisis lors de faillites ou de redressements judiciaires.
Les ventes effectuées par les commissaires-priseurs concernent toutes sortes de biens hormis les biens immobiliers. Avant la vente, le commissaire-priseur procède à l’expertise des biens et en estime la valeur pour fixer un prix de départ. S’il s’agit d’objets de valeur, en plus de l’estimation des biens, il peut être amené à organiser des expositions ou constituer un catalogue qui présente les références artistiques et physiques des objets, leur époque et leurs dimensions. Les enchères représentent l’aboutissement du travail du commissaire-priseur.

Dans quelles conditions ? Quels employeurs ?

Une fois nommé par le garde des Sceaux, le commissaire-priseur en charge des ventes judiciaires, prête serment devant le tribunal de grande instance. Il lui faut ensuite être titulaire d’une charge ou d’un office, qu’il doit racheter seul ou avec des associés.
Quant au commissaire-priseur en charge des ventes volontaires, travaillant pour une société commerciale, il n’est pas obligé de racheter une charge mais ne bénéficiant pas du statut d’officier ministériel, il ne peut que prendre en charge des ventes volontaires.
Pour exercer ce métier, il faut avoir une très bonne connaissance de l’art et du droit, un bon contact avec le public, un certain sens de la mise en scène, savoir convaincre et séduire les acheteurs potentiels.
Ce professionnel effectue des horaires irréguliers et travaille souvent le week-end.
La rémunération se compose d’honoraires, calculés en fonction des ventes.
Les débouchés sont très limités.

Comment y accéder?

Pour devenir commissaire-priseur, il faut être titulaire d’un diplôme de droit et d’un diplôme en histoire de l’art, archéologie, arts plastiques ou arts appliqués. L’un de ces diplômes doit correspondre au minimum à un niveau bac +3, l’autre à un niveau bac +2. Ces diplômes sont indispensables pour se présenter à l’examen d’accès au stage de commissaire-priseur dont les modalités sont définies avec la Chambre nationale des commissaires-priseurs judiciaires (CNCPJ). Les lauréats à cet examen suivent ensuite un apprentissage de deux années, dont six mois dans un office de commissaire-priseur judiciaire. A l’issue de ce stage rémunéré, le candidat reçoit un certificat de bon accomplissement de stage délivré par le Conseil des ventes. Il est nommé commissaire-priseur et peut alors diriger des ventes volontaires aux enchères publiques.
Pour effectuer des ventes judiciaires, il faut en outre passer un examen d’aptitude à la profession de commissaire-priseur judiciaire. Cet examen comporte trois épreuves orales de 30 minutes, qui se déroulent en séance publique. Ces épreuves portent sur le droit, la réglementation professionnelle, et la pratique des ventes.


Ce métier est accessible aux femmes et aux hommes

source : Groupe de travail Prisme Basse-Normandie (d'après fiche Arifor)

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